Le projet „clever move“

  • Pourquoi intégrer l’activité physique dans les cours à l’école?

    Au Luxembourg, une étude exhaustive sur la motricité et l’état de santé des jeunes résidents publiée en 2006 a révélé qu’un enfant sur cinq était en surpoids ou frappé d’obésité (15% des filles et 20% des garçons affichaient des kilos en trop dès l’enseignement fondamental). Les études pointaient aussi du doigt les fréquents maux de têtes (près d’un enfant sur cinq disait en souffrir au moins une fois par semaine), de ventre ou de dos (13%) et des insomnies (14%). Un jeune sur cinq est régulièrement traité par un médecin. (cf. BöS, K. (2006) et al.) Les liens entre la capacité motrice, l’activité sportive et la santé, n’étant plus contestés et le fait d'augmenter les heures sportives, et ainsi les heures scolaires, se présente comme extrêmement difficile, il est recommandable de se mettre à la recherche d’autres possibilités pour inciter les enfants à être physiquement actifs pendant les horaires de l’école.

  • Quelles sont les origines de « Bewegte Schule » ?

    La notion de « Bewegte Schule» a été employée par le pédagogue suisse Urs Illi au cours des années quatre-vingt, avant tout dans le contexte de l’école fondamentale. En partant du mouvement comme ressource de santé, comme élément du développement de l'enfant, il s'agit fondamentalement d'apporter plus d’activité physique dans l’école traditionnelle où « la position assise » prédomine dans les cours. Nous arrivons à changer l’école par des cours rythmés adaptés aux enfants, par un apprentissage partant du réel et du libre choix, par des pauses sportives, par un mobilier convenable, par des organisations participant et encourageant le mouvement et la santé. (Abeling, I/Städtler, H. en 2008).

  • Quelles sont les effets bénéfiques du mouvement dans le cours ?

    Les effets bénéfiques sont multiples : en mobilisant tous leurs sens, les élèves apprennent plus durablement et sont plus concentrés, les compétences sociales et communicatives sont développées, le climat en classe est plus détendu, les enfants auront une meilleure estime de soi. Au niveau de la santé physique, on note une meilleure irrigation sanguine du cerveau et une amélioration du sens de l’équilibre et de la coordination des mouvements.

  • Qu’est-ce qu’on entend par «pauses de mouvement» ?

    Des pauses de mouvement représentent des interruptions du cours durant lesquelles des exercices de mouvement précis sont faits. Ces activités favorisent le plaisir et la motivation des élèves à venir à l’école. Ils savent qu’à certains moments de la journée, ils vont pouvoir souffler et poser le crayon, bouger et évacuer la tension. Après ces courtes pauses en mouvement, la batterie est rechargée et la concentration revient rapidement. On peut alors poursuivre l’activité scolaire en cours avec une meilleure participation.

  • Qu’est-ce qu’on entend par « apprentissage en mouvement » ?

    La lecture, l’écriture et le calcul sont entrainés en mouvement par exemple en sautant sur des tapis de lettres, en calculant avec de grands dés, en formulant des phrases à l’aide d’étiquettes de mots… Huit fois huit ? Soixante-quatre, et on tourne. Neuf fois sept ? Soixante-trois, on saute en écartant les jambes. Descendre et monter l’escalier du bâtiment à pieds joints pour écrire une dictée sportive. La démarche permet notamment d’exercer les règles d’orthographe travaillées tout en favorisant l’exercice et la coordination du mouvement. ;

  • Comment est-ce que je peux insérer les moments de mouvement dans mon cours ?

    L’activité physique peut accompagner l’apprentissage. Il peut être inséré dans le cours par des moments de détente, par des stations assises dynamiques ou debout, mais aussi en apprenant par et dans le mouvement, par exemple en calculant ou en mémorisant dans le mouvement. Les expériences dans les écoles pilotes montrent qu’il est plus facile de commencer d’abord par des pauses de mouvement. Il est recommandé au début de les effectuer à des moments fixes, p.ex. chaque jour à 9 et à 11 heures. En outre, l’enseignant peut charger chaque semaine un autre élève à le rappeler des pauses. L'intégration des pauses dans l’horaire accroché au mur ou à la porte de la salle de classe, serait une autre alternative. Ainsi, un rituel se développe peu à peu : après un court temps d’acclimatation, les élèves demandent eux-mêmes les pauses de mouvement.

  • Comment est-ce que notre école peut implémenter « l'école en mouvement » efficacement ?

    Puisqu'une application globale du concept engendre la participation de la totalité du corps enseignant, entraînant des investissements partiels dans la conception architecturale scolaire (à l'intérieur et à l’extérieur), l'école en mouvement est à regarder sous l'aspect du développement scolaire ou sous l’aspect du profil scolaire. Ainsi, il est recommandable d’ancrer le concept à long terme dans le PDS. Les I-DS peuvent accompagner les écoles dans la réalisation de ce projet.

  • Comment est-ce que les élèves réagissent au projet ?

    Dans l'étude réalisée par l’université de Luxembourg, environ 80% des élèves indiquent qu'ils participaient volontairement et régulièrement au projet. Environ 70% des élèves affirment que le mouvement durant les cours leur fait plus de plaisir que le cours classique.

  • Comment est-ce que les parents réagissent au projet ?

    Les résultats de l'étude réalisée par l’université de Luxembourg, montrent une image positive du projet. Plus de 60% des parents parlent d’une plus-value du projet : ils constatent que leur enfant a plus de plaisir du mouvement et du sport, que la coordination de leur enfant s’est améliorée, que leur enfant va plus volontairement à l'école et que le climat de classe ainsi que le rapport avec l’enseignant se sont améliorés nettement.

  • Comment est-ce que notre école et notre maison relais peut recevoir plus d'informations sur le projet ?

    À partir de l'année scolaire 2017/2018, des membres du groupe de travail « clever move » peuvent venir, sur demande (p.ex. lors d’une plénière) dans les écoles ou maisons relais, pour donner aux enseignants et éducateurs des informations plus détaillées sur le projet.

   

D'Beweegungsübungen bréngen d'Kanner a mech oft un d'Laachen, wat mat sech bréngt, dass een méi locker, méi entspaant a méi zefridden un déi nächst Unterréchtsstonn erugeet. 

Ich mag die Bewegungspausen, weil das einfach anders ist, als die ganze Zeit auf den Stühlen zu sitzen. Und wir machen fast immer tolle und witzige Sachen. 

Mäi Kapp gëtt méi kal an duerno kann ech erëm besser nodenken. 

Säitdeem mir d'Beweegungsübungen reegelméisseg maachen, fällt et  mir méi liicht, dës Beweegungspausen am Schoulalldag anzebauen. Si gehéieren einfach dozou. 

Eise Kapp kritt duerch d'Beweegungsspiller eng Paus a mir gi fit. 

No der Bewegungspaus kann ech mech besser konzentréiren. 

Als Enseignant profitéieren ech och vun deene Beweegungspausen fir erofzekommen. 

Die Bewegungspause hilft und danach kann man wieder voll konzentriert arbeiten. 

Lehrerin C2 Bissen 
Schüler C4 Angelsberg 
Schüler C2 Bissen 
Lehrerin C2 Bissen 
Schüler C2 Bissen
Schüler C3 Saeul
Lehrerin C3 Nommern
Schüler C4 Angelsberg

 


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